Discours des vœux du Président du Conseil Fédéral

 

Honorables les Partenaires, Honorables les Bonnes-Volontés, Mesdames, Messieurs Les Membres Donateurs, Mesdames, Messieurs Les Membres d’Honneur, Monsieur Les Membres Fondateurs, Les Membres Actifs, Mesdames, Messieurs les Présidents d’instances, chers amis,

2017 s’est éteint mais nous a marqué dans des événements tristes à travers l’Afrique : le terrorisme, l’esclavage, les grèves universitaires, le trafic d’enfant, l’immigration, les manifestations contre les APE et le CFA, le chômage, la pauvreté, un modèle politique contesté, un système sociétal partisan. Nous avons tous été surpris par la montée de colère dans toute l’Afrique. Alors posons-nous cette question qui me semble cruciale : Pourquoi ces phénomènes existent-ils en Afrique ? Me concernant, je crois que deux raisons fondamentales peuvent expliquer cette situation :

Tout d’abord, le fossé se creuse entre les citoyens et leurs responsables politiques : intérêts personnels, comportements inadmissibles qui rongent l’intérêt général, promesses non-tenues, démagogie, dictature comme système de fonctionnement, corruption, absence de projets à long terme, manque d’ambition, désunion…tout cela fait que les Africains ne sont pas fiers de leur continent. Et je n’ai pas le plaisir d’inventer je ne fais que constater la réalité. La vérité est qu’on a des dirigeants ambitieux qui travaillent pour leurs propres intérêts et les intérêts de leurs « bras droits » en phagocytant les intérêts collectifs.

La pauvreté est destructrice du lien social, du vivre ensemble. Elle a détruit la parole politique car elle a uniformisé nos manières de penser. Elle a retardé le projet Africain. Et voilà que les institutions Africaines, les Etats, la BCEAO nous proposent l’endettement comme seule solution à tous les maux du continent.

Pourtant, nous savons pertinemment que c’est seulement l’union qui pourra donner la force d’accomplir notre vœu le plus sincère qui est le développement de l’Afrique. Et pour ce faire, nous aurons besoin de l’implication des Associations, de l’implication des Organisations Non Gouvernementales, de la participation de la société civile, des Institutions Privées et Publiques. Ce n’est pas en divisant que l’on réussira à écrire un projet collectif. C’est en recherchant les justes équilibres sociaux et en aidant les pauvres. Les plus aguerris doivent guider les plus faibles par la solidarité et non par l’assistanat. Ce devoir devrait être pris en charge par les Associations Panafricaines afin de répondre aux préoccupations de la population. Mais si nous optons pour l’individualisme, la jalousie et la méchanceté nous ne pouvons en aucun cas répondre complètement aux aspirations des citoyens que nous sommes.

Travaillons ensemble et mettons en œuvre des projets structurants qui assureront l’avenir sans se préoccuper de notre intérêt personnel. Serrons-nous les coudes et armons-nous de courage sous le harnais pour parcourir les chemins qui mènent vers le Développement. J’ai l’habitude de dire que si « les politiques échouent lamentablement c’est à la jeunesse de se lever et tracer son propre chemin ». Le MAP (Mouvement d’Action Panafricain) doit incarner cette philosophie et tendre vers la relève. L’Afrique a besoin des jeunes travailleurs, des jeunes ambitieux et surtout des jeunes conscients. Le peu qu’on apporte n’est pas du tout blâmable car si chacun faisait de la même manière, les dirigeants seraient conscients qu’ils n’apportent rien à l’Afrique. Et ils auraient le courage de nous trouver sur le champ de bataille. Comme le dit l’adage « les bonnes graines méritent d’être arrosées pour qu’elles produisent de la semence ».

Donc, la mise en place des projets à l’horizon 2018 est plutôt cruciale. Et pour ce faire, nous aurons besoin des partenaires, des sponsors, des bonnes volontés, et des conseillers. C’est dans cette dynamisme que le MAP (Mouvement d’Action Panafricain) parviendra à conduire ses projets. Ces projets peuvent ouvrir les portes au développement parce qu’ils participeront à l’amélioration des conditions de la population afin de lutter contre le chômage, l’immigration, l’esclavage qui sont, de nos jours des freins au développement. Le MAP détient des projets ambitieux qui serviront les générations actuelles et les générations à venir. Ce sont des projets de longue durée dont l’objectif est de créer un environnement porteur de progrès.

Je tiens à souligner que seulement l’union pourra nous donner la force. Un grand merci à toute mon équipe si fortement, si fidèlement engagée à mes côtés dans cette belle mission. Merci aussi aux membres d’honneur pour leur engagement au profit des Africains. Un merci particulier aux membres fondateurs car je sais que la création d’instances est difficile à mener et exige un ferme courage. Merci aux membres actifs qui ont laissé toutes leurs préoccupations pour venir servir leur communauté. Je ne peux clore la liste sans remercier les Présidents d’Instances, avec qui j’entretiens une parfaite relation.

Je vous souhaite Mesdames, Messieurs une bonne et heureuse année 2018. Qu’elle vous apporte Santé, Bonheur et Prospérité.

 

Moustapha CISSE

Président du Conseil fédéral

 

Président de MAP Sénégal